Questions de perspectives

Segment LAc rapide / opasatika, ont. (13 juillet 2019)

La leçon du jour : tout est question de mise en marché ! On s’explique…

Première question de perspectives…

Partis aux petites heures pour ne rien manquer du Marché public de Rouyn-Noranda, situé à près de 300 km de notre camp de base de la nuit précédente, pas besoin de vous dire que nos attentes étaient très élevées.

À Val d’Or, en route pour Rouyn-Noranda

Ça faisait longtemps qu’on en rêvait espérant pouvoir garnir le frigo de produits locaux en vue de démarrer notre expérience épicurienne De l’Acadie au pont Cambie en 30 repas. Par chance que nous avions tout de même prévu apporter quelques provisions car notre expérience épicurienne se serait transformée en jeûne total. De la quarantaine de marchants annoncés, seulement une dizaine s’étaient pointé le nez… En fait, il y avait davantage de tables de pique-nique que de marchands.

Nous qui nous attendions à trouver un mignon petit carré de chevreau, on a dû se contenter de laitues bien fraîches, d’un délicieux piment rouge, d’une tomate jaune gigantesque et d’un chèvre local de style bocconcini des Fromages FromAbitibi, baptisé d’un nom très évocateur : Boules d’amour. Il faut le faire tout de même, un fromage de chèvre purement abitien !

En bout de ligne, on se fera tout de même un bon repas avec tout ça : notre salade d’ici, agrémentée d’un délicieux chèvre frais, accompagnera un steak tout aussi juteux que succulent, grillé à point, qu’on avait pris soin d’apporter juste au cas où.   

En sortant de Rouyn-Noranda, nous avons pris une route secondaire pour traverser en Ontario, qui nous a menés à Matheson, petite ville située à l’est de Timmins ravagée en 1916 par un violent feu de forêt, le plus meurtrier à ce jour au Canada, qui avait fait plus de 200 victimes, de Matheson à Cochrane. Nous nous sommes arrêtés à une sympathique petite halte routière, sur la rive de la rivière Black pour manger un délicieux sandwich au proscuitto garni de la tomate et de la laitue que nous nous étions procuré au marché de Rouyn-Noranda…

Deuxième question de perspectives…

Petit train va loin comme le dit si bien le proverbe… imaginez alors un petit motorisé fringant

On en a parcourus des kilomètres, on en a longés des lacs, on en a traversées des rivières… puis on est arrivés à Moonbeam !

Moonbeam ? C’est un petit village du nord de l’Ontario, à majorité francophone, situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Kapuskasing. Selon les informations recueillies, il tirerait son nom des rayons de lune qui perçaient le ciel lorsque les voyageurs arrivaient en ville par le train. La légende veut plutôt que plusieurs habitants de la région y aperçoivent fréquemment des êtres venus d’une autre planète… En tout cas, nous en avons croisé lors de notre passage; on ne sait plus trop de quel type on pourrait qualifier notre rencontre, mais elle n’était vraiment pas du troisième…

Ces visiteurs venus d’ailleurs nous auraient-il empoisonnés avec du Moonbeam (jamais on aurait pensé que Moonbeam était aussi une variété de cannabis très puissante en THC. On serait portés à le croire à en juger comment on percevait Poutine après notre visite…

Troisième question de perspectives…

C’est dur à croire, mais nous sommes convaincus d’avoir découvert où Joe Dassin se trouvait lorsqu’il a composé Le moustique en 1973. En effet, pas moyen de se mettre le bout des orteils à l’extérieur à Opasatika où nous nous sommes arrêtés pour la nuit. Ça nous apprendra à installer notre campement en plein bois…

Quant à Poutine, ça faisait déjà longtemps qu’elle se laissait bercer dans les bras de Morphée.

4 Replies to “Questions de perspectives”

  1. …c’est un peu comme si nous « faisions » le voyage .

    Il faut dire que Joe Dassin a fait bcp de visite en semant des petites larves de moustiques un peu partout.

    Merci de partager les textes et photos.

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