C’est le Cabonga !

Segment trois-rivières / lac rapide (12 juillet 2019)

Après un sommeil réparateur et un délicieux petit déje préparé avec amour par notre belle-soeur Claire, nous avons dit au revoir à nos hôtes et sommes arrêtés à la Boucherie Nobert pour se dénicher un bon petit plat en prévision de notre souper. Notre choix s’est arrêté sur un beau magret de canard bien dodu.

Bien contents de notre belle trouvaille, nous avons repris la route. Tiens, je viens de réaliser que route partage 4 lettres avec routine ! Pourtant, j’pense pas qu’on doive parler de routine ici. On roule, on s’arrête pour faire dodo, manger, regarder le décor, flatter Poutine, faire pipi, changer de conducteur et passer nos commentaires sur les maisons, les villages et les gens que nous croisons.

Il y a une forme de répétition quand on y pense c’est vrai, mais le côté platte de ce qu’une routine pourrait être n’est vraiment pas au rendez-vous.

Tout ce que l’on vit, tout ce que qui nous arrive devient matière à souvenirs. Croyez-nous, on ne s’ennuie pas. Chaque halte qu’on se permet nous fait faire des découvertes. Par exemple, quelque part dans les Hautes Laurentides où nous avons dégourdi nos pattes, nous avons plongé dans nos racines ancestrales de chasseurs-cueilleurs après avoir repéré une belle talle de petites fraises dans un sous-bois…

C’est d’ailleurs à peu près au même endroit et peu après que nous avons résolu le mystère de la transmission du Mott qui s’emballe, dans une côte qui ressemblait étrangement à celle-ci…

Ça nous avait déjà pris une couple de centaines de kilomètres à deux quotients intellectuels en vacances (pris séparément, ils se font quelque peu discrets, mais à deux, faut dire que leur moyenne est pas mal bonne) pour découvrir par déduction que c’était sans aucun doute une affaire d’électronique et qu’il fallait pas paniquer et prendre des décisions intempestives. C’est 500 kilomètres plus loin qu’on a eu la confirmation, en descendant une autre côte : un message aussi bref que court est apparu sur le tableau de bord pour dire que « le système d’assistance au freinage dans les pentes est engagé ». Ouate?! C’est koissa?

Il semble que notre gentille machine « sente » quand on risque d’avoir un problème en freinant dans une côte et qu’elle demande au moteur et à la transmission de rétrograder progressivement pour nous aider. Maintenant qu’on le sait, on l’entend et on ne « pompe »  plus les freins comme tout le monde faisait quand on était petits, pour ne pas enclencher la version agressive du système d’assistance, comme Pé a fait à Québec. Un gars et une fille prennent des notes.  “Si tu pompes les brakes, l’ordi pense que t’as d’la misère et il va freiner pour toi. Pompe pas!”. C’est rendu notre devise…

Fourbus par tous les kilomètres parcourus, nous avons installé nos pénates pour la nuit au lac Rapide dans la réserve faunique La Vérendrye. En réservant notre site, nous avons demandé bien candidement à la dame si on pouvait pêcher, elle nous a répondu hébétée : “Bien sûr voyons, c’est le Cabonga!”

Comme nous n’avions pas d’embarcation, nous nous sommes contentés d’une marche jusqu’au quai pour admirer la beauté du plan d’eau, après bien sûr nous avoir concocté un succulent repas de circonstance…

Pendant ce temps, Poutine se la coulait douce…

One Reply to “”

  1. Pas facile la vie de Mott et de campeur….Brigitte en est la preuve petit blanc et feu de camp, lac superbe….magret appétissant,etc. Bonne route, toujours un plaisir de vous lire et que dire des photos…..

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