Jasper, ab / strathmore, ab (2 août 2019)
Jasper, Beurk!
J’entends les oh là de la foule qui proteste! « Jasper ? Mais c’est tellement beau, tellement charmant, tellement houlala! De quoi j’me mêle », demande-t-elle. Ben comme touristes, on a droit à nos préférences et Bricot et moi, on a détesté.

Explications.
Jasper, comme région, a tout pour le regard et bien peu pour le cœur. Jolie, mais toutoune. Mignonne même, sous certains aspects, mais vraiment pas éduquée. Pleine de restaurants de toutes les chaînes connues et inconnues remplis de touristes asiatiques. R e m p l i s au raz bord de touristes. Pas entrable. Pas sortable. Elle étouffe sous sa popularité la belle Jasper (ça ferait un beau nom de chien, tiens. Jasper, ici! Jasper, couche! ) et elle n’a pas su légiférer pour organiser cet achalandage. Trop occupée à se regarder dans le miroir de ses lacs. Et les trains…

Le Skytram, qui pour 37,00$ par personne, permet aux touristes le temps d’un flash photo d’immortaliser à jamais la beauté plastique de l’endroit (Source Internet)
Jasper est dominée par les trains depuis 1911. Pas seulement les trains, bien entendu : il y a aussi les montagnes majestueuses qui la ceinturent, des rivières et des lacs émeraude, mais tout ça ne fait pratiquement pas de bruit… alors que les trains! Toutes les 5 minutes il y en a un qui prend au moins 20 minutes à passer.

Source : Internet 
Source : Internet 
Source : Internet
Avec la musique qui sort des restaurants à tue-tête, les autos, les gros VR (mea coule pas), les camions de livraison, les motos qui veulent se faire entendre, les autobus de touristes et les jeunes qui courent partout pour faire un selfie quelque part, y’a pus moyen de les voir et de les « entendre » les montagnes et la nature. Aussi bien rester chez soi, hé. Y’en a des trains par chez nous, mais ils sont discrets. Pis c’est pas à la porte Jasper. Tapis, Jasper!
On a passé la nuit sur le bord de la route, de l’autre côté de la rue en face d’un motel, parce que, ben, tous les campings étaient pleins à craquer et que d’une façon ou d’une autre, il était hors de question de payer une fortune pour empiler notre beau Mott sur d’autres VR sans doute nauséabonds et mal élevés.

Source : Internet 
Source : Internet
On a sacré notre camp sans même acheter de beurre de pinotte (on était à court, sniff).
Heureusement que sur la route vers Edmonton, il y avait un peu de faufaune… et la Bricot, elle a pris des mauzusses de belles photos de deux petits cocos qui flânaient le long de la Yellowhead Highway. Même Poutine voulait voir!



Cernunnos, tout en puissance et en beauté
Puis, on est arrivés dans le contrefort des Rocheuses, cet endroit avant les prairies où les montagnes continuent de s’étendre un peu, en s’étirant et en baillant avec encore quelques dénivellations, mais moindres, qui nous amènent tout doucement vers la grande plaine.
On a filé vers Edmonton et Calgary, pour entreprendre la longue traversée vers l’Ontario et les Maritimes. Après une telle immersion dans les Majestueuses, ce sera étrange de revoir l’infini des Prairies. Il me semble qu’il va manquer beaucoup dans le paysage…
Poutine elle, elle s’en fiche bien. Elle fait le voyage derrière son abri, en haut de l’extension, dans le coin le plus reculé du Mott, pour pas trop se faire brasser. La comique.

Note à bénet : on a été tellement déçus de notre visite qu’on a même pas pensé de prendre des photos, c’est tout dire… et ça explique l’achalandage de photos d’archives. Désolés.





