Par monts et par vaux

Revelstoke et golden, cB (31 juillet 2019)

Entre Merritt et Revelstoke, il y a tant de forêt et tant de côtes et de courbes, tant de ahhhh que c’est beau et ohhh kecéssa que finalement, on ne voit pas passer les quelques centaines de kilomètres qui séparent ces deux localités.

Revelstoke est empreint de bons souvenirs pour nous, de l’époque où nous avons aidé les parents francophones du coin à ouvrir leur propre école. Les gens de la place sont sympathiques et les commerces attayants. Le centre-ville est comme sorti d’une boite à surprise avec ses décors un peu théâtraux pour se démarquer des autres points d’arrêt touristique du coin.

Pourtant, difficile de battre l’environnement de cet endroit, situé comme dans un écrin de montagnes et de forêts. Tout ici respire le plein air. Les gens sortent tous directement d’une annonce de Patagonia avec leur allure de marcheurs de grands espaces, leur teint bruni par le soleil et le vent comme des marins et leur allure athlétique. Facile de reconnaître les visiteurs : ils sont blêmes et potelés… et sont beaucoup asiatiques.

Au fil de nos visites des boutiques de sport, nous avons croisé un mignon tout petit restaurant d’origine mi-germanique, mi-hindou qui nous a intrigué et titillé les narines avec ses fragrances de cumin et de garam masala. D’une façon ou d’une autre, c’était ça ou une cuisine beaucoup plus connue… et on se sentait sérieusement en vacances avec notre air flâneur.j

Le Paramjit Kitchen nous a tout de suite plu. Nous avons choisi un mets « fusion » composé d’un délicieux poulet au beurre typiquement indien, qui reposait sur un lit de spatzle purement allemand (une pâte saisie et ensuite légèrement sautée à la poêle), ce qui donnait une assiette aromatique nourrissante et unique dans son indogermanicité, qui s’harmonisait formidablement bien avec le lassi à la mangue que nous avions aussi commandé. Vous connaissez le lassi? C’est un breuvage indien à base de yogourt ou de lait fermenté auquel on ajoute des saveurs diverses, comme, dans notre cas, du jus de mangue fraîche et de l’eau de rose. Les purs et durs ajouteront une touche de garam masala, notre épice favorite.

Bien rempli et surtout bien heureux, nous avons repris la route en direction de Golden, pratiquement le dernier rampart de la Colombie-Britannique. C’est par là qu’on entre dans les Rocheuses et qu’on commence à jouer dans les vraies côtes et les grands paysages. Avis à ceux qui n’aiment pas les montagnes : prenez une autre route!

Rendus à Golden, nous avons décidé de conclure notre voyage pourla journée et en avons profité pour permettre à Poutine de retrouver le temps de quelques minutes son instinct félin…

Après sa petite escapade, Poutine avait besoin d’un remontant…

Contrairement à notre chatte, nous n’avons pas voulu renier nos racines carnivores et à Golden, attention, on est en pays de viande ! Quand on sait ça, on agit en conséquence.

Je sais, nous avions dit que nous voulions manger « à la maison » le plus possible, mais nous voulons également goûter aux saveurs locales, bon. Alors, estomac oblige, nous avons déniché LE restaurant viandarien le plus populaire de la place et nous nous sommes attablés tout sourire.

Puddings yorkshire fourrés au prime rib de bœuf effiloché, côtelettes de bison (oui, oui, du vrai!), une bière brassée localement et un sticky pudding pour dessert. On a un faible hépouvantabbbblllleee pour le sticky pudding, comprenez-vous?! On aime ça comme des malades! En tout cas, on a dévoré tout ça comme si on n’avait pas mangé depuis 6 mois.

Faut aussi dire que le décor de ce restaurant représentait fort bien le milieu, éclectique et nordique, vintage de la ruée vers la découverte, le nouveau monde, les grands explorateurs, les vrais. Ceux qui on crée le fameux col Kicking Horse qui a permis aux premiers trains du Canadien Pacifique de traverser les rocheuses à la fin du XIXe. Ces gens-là ne lésinaient pas avec leur viande!

Vous vous demandez ce que faisait Poutine pendant ce temps ? Elle nous attendait en dormant comme une bonne sur le tableau de bord. Cette chatte !

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