Le quotidien en motorisé

Thunder bay / paRc prov. Whiteshell (15 juillet 2019)

Pendant que Pé étire ses derniers ronflements, Bricot poursuit sa planification de la journée, encore étendue dans le lit, en écoutant le chant des oiseaux.

Faut bien dire que ce lit du Mott a tout pour nous tenir dedans : on a pris la peine d’apporter notre douillette préférée – celle de notre lit à la maison – et de s’acheter de oreillers en plume tout à fait excellents.

L’air ambient vient de la bouche d’aération au-dessus du lit et la fenêtre à côté de nous est pratiquement toujours entrouverte (sauf quand il fait 4 ou 5 degrés dehors, comme dans les Rocheuses… on en parlera plus tard).

Une p’tite caresse sur le front ou le nez ou l’épaule, alouette, et Pé se reveille. On placotte trente secondes du déroulement de la journée entre deux moments dont nous ne parlerons pas, et on sort du lit.

Le déjeuner varie selon l’humeur. Y’a des matins où on file poulet et on se casse une couple d’œufs et y’en a d’autres où on se sent plus granola et on se contente de notre pain graineux, mais dans tous les cas, la première action est consacrée à la préparation d’un bon café.

Il y a des inconvénients indéniables à conduire un si gros véhicule d’un bout à l’autre du Canada, mais scie bouère que les avantages sont extraordinaires : se préparer un café comme on aime le matin, bâiller aux corneilles pendant qu’on se fait une p’tite toast sur le feu de la cuisinière au milieu de nulle part, regarder la chatte qui grignote son p’tit repas pendant qu’on fait la vaisselle et qu’on nettoie un peu notre campement avant de partir, c’est de la magie ! Y’a rien comme ça nulle part.

Le nettoyage du matin, c’est quand même pas d’la tarte : il faut passer l’aspirateur partout (c’est ça vivre avec un chat) sinon notre petit espace deviendrait vite invivable. Heureusement, on a prévu le coup et on s’est doté d’un super Dyson portarif qui fait une pas mal belle job.

Puis il faut vider la litière de Poutine qui se trouve juste derrière le siège de la conductrice et qui pourrait sérieusement changer l’air du temps si on la laissait aller. En passant, avez-vous déjà remarqué que les chats font toujours leurs petits besoins dans les mêmes coins de leur litière? Bon, ce sera pour une prochaine fois.

On lave aussi la vaisselle du matin, question de ne pas remplir notre petit lavabo de vaisselle sale qui va cloquincloquanter toute la journée au fil de la symphonie du chemin, hé.

On fait le lit, replace à des endroits protégés tout ce qui pourrait prendre les airs pendant qu’on roule et on fait le tour de nos deux poubelles, là encore pour maintenir les ions olfactifs dans un bon équilibre.

Puis on prend la route après avoir programmé le GPS pour la prochaine destination, généralement choisie en fonction de ses attraits éducatifs ou touristiques. Ce sera les mines d’or, les dinosaures des prairies, un marché de fermiers locaux ou un beau camping, dont nous reparlerons en temps et lieux, notre petit blogue n’étant pas écrit de façon complètement linéaire.

Nous arrêtons souvent aussi, il faut bien dire, pour faire le plein, faire le vide, prendre une photo irrésistible, nous reposer….

L’une des raisons pour laquelle nous avons choisi ce véhicule, c’est que son lit est permanent ce qui nous permet de faire la sieste quand bon nous semble, sans faire de chichi avec le décor intérieur. Après 400 ou 500 kilomètres à naviguer entre les côtes, les camions, les vents latéraux et les mauvaises routes, personne ne pourrait nous critiquer pour un moment de paresse, j’espère. En tout cas, comme on est en vacances, on se le permet.

On prend le lunch généralement quand ça nous tente ou quand on a faim. Un sandwich inventé avec tout ce qu’on a dans le frigo, ou un peu de viandes froides ou quelques crudités font l’affaire et nous sustentent jusqu’en après-midi quand on fouille dans le garde manger cette fois, pour des pinottes ou d’autres noizitudes.

Si on a pu trouver une richesse gastronomique locale, on va se la préparer pour le souper. 

Ce soir, après avoir déplacé le Mott pour éviter de recevoir des branches mortes sur le toit, on s’est fait cuire un gigot d’agneau désossé

dont on n’a rien laissé sinon quelques gouttes de vin. Il était vraiment bon!

Et quand tout est dit et qu’on a fait notre dernier rot, on fait la vaisselle, on prend une petite douche et on va lire un peu dans notre lit avant de vous dire bonne nuit et de fermer notre petite veilleuse.

Les pattes bien dégourdies par sa petite promenade du jour, Poutine dort depuis longtemps déjà.

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