Ils sont fous ces promoteurs miniers…

Segment opasatika / thunder bay (14 juillet 2019)

Quand on roule dans le nord de l’Ontario, on peuts’attendre à rencontrer à peu près n’importe quoi ! On n’a pas vu beaucoup de faune, sauf un nounours bien gras qui a traversé la route en courant quand il nous a vus, mais les paysages, les forêts, les lacs et les architectures locales valent bien le détour. C’est comme ça qu’au milieu de nohouére on a vu apparaître une structure qui a attiré notre attention sur sa petite butte.

Centre d’interprétation de Geraldton. Avouez que cela attire le regard…

Petite parenthèse, parlant d’attirer l’attention, nous avons déjà mentionné à plusieurs d’entre vous notre crainte que Poutine attire les regards des badauds de la côte Ouest en se plantant directement dans le pare-brise ou dans la fenêtre de la dinette, comme elle sait si bien le faire.

Et ce faisant, elle risquerait de nous mettre dans l’embarras face aux ardents défenseurs qui se liguent contre la cruauté envers les animaux.

Eh bien nous nous inquiétions pour rien ! Poutine nous a montré son petit côté timide et se cache aussitôt qu’elle nous voit nous éloigner du Mott… Et où se cache-t-elle, demandez-vous? Essayez de deviner?

Fermez la parenthèse…

Le Centre d’interprétation de Geraldton parle de la vie de cette région isolée et de ses autochtones…

… de la géologie et de l’histoire de la création et de l’exploitation des mines de la région…

… et des pompiers spécialisés dans la lutte aux feux de forêt.

ll est hébergé dans une architecture assez originale pour attirer l’attention de loin sur la route. Comme on est des touristes pas mal typiques, on arrête là où les gens ont eu suffisemment de talent pour attiter notre attention… et la compétition pour le dollar touristique est forte.

Ce musée a tout pour être fier : de beaux artéfacts, des informations détaillées et des présentoirs intelligents même s’ils ne brillent pas de richesse… pour une bâtisse assise sur une mine d’or. Sans compter que la visite est gratuite…

Bon, c’est le moment éditorial de notre journée! Il nous semble à nous, pauvres voyageurs, que les quelques structures d’accueil et d’information sur le bord de la route qui se tiennent bien, qui sont propres et bien faites, qui ont nécessité quand même un certain investissement et qui sont intéressantes pour les touristes que nous sommes, devraient être protégées un peu, hé? On protège des roches, le Rocher Percé par exemple !

Meuh non! Vous avez lu que le musée se trouvait sur une petite butte? Que la bâtisse est assise sur une mine d’or? C’est vrai. Mais tout autour de cette région est une mine. Il y en a partout, à gauche, à droite, en avant et pas mal en arrière aussi. Alors, c’est pas comme si cette petite butte-là allait changer la richesse de la compagnie qui en est propriétaire,non (et oui, qui a fait construire le musée…) ?

Alors donc, tata les belles photos, les beaux présentoirs éducatifs, le centre d’information touristique. L’an prochain, au grand dam de tous ceux qui étaient avec nous durant la visite, l’édifice va être démoli pour laisser la place à une autre mine! On gages-tu que personne dans le coin va bénéficier d’un nouveau trou dans le sol?

Amen.

Après toutes ces émotions, nous avons poursuivi notre route par-delà le lac Nipigon jusqu’à Thunder Bay.

Rendus à Thunder Bay, nous avons fait quelques emplettes puis nous avons déniché un bel emplacement au terrain de camping municipal de l’endroit, sur le bord une crique bien tranquille, où nous avons décidé de passer la nuit…

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