SEGMENT BERESFORD / TROIS-RIVIÈRES (11 JUILLET 2019)
Dernière petite inspection et asticotage de circonstance juste avant de partir, et allez hop on est partis!


Après une petite halte au bureau de Brie à Campbellton, travail oblige (il faut bien gagner sa pitence si l’on veut voyager), nous voilà prêts à prendre la route pour de bon !
Nous traversons les Appalaches, le Témiscouata et l’Est du Québec sans embûches, même si le poulet du restaurant Normandin de St-Jean-Port-Joli ressemblait davantage à du poulet bouillie qu’à un bon poulet rôti… et froid en plus. Lors de cette pause ravitaillement, on était loin de nous douter de ce qui nous attendait une fois traversés le pont Pierre-Laporte…





Ne vous méprenez pas… notre véhicule fonctionne comme un charme, c’est juste que nous continuons d’apprendre à le connaître. Il a de la personnalité ce Mott Beauchemin… Il nous brasse ou nous berce selon les aléas de la route, mais il ronronne comme Poutine et enfile les kilomètres sans trop gémir… tant qu’on l’abreuve bien. Il faut remplir son auge tous les 600 ou 700 kilomètres, mais comme c’était bien planifié, on considère l’échange comme gagnant-gagnant. Le confort que nous apporte ce véhicule est sans égal jusqu’à présent.
C’est certain que les routes en général, dans le nord du Quebec en particulier, l’ont mis à rude épreuve. Il a même fallu faire de petites réparations à l’intérieur, car l’attache de retenue de plastique d’un de nos tiroirs de la dinette n’a pas résistée, tandis que nos tiroirs de rangement n’en étaient même pas équipés. Qu’à cela ne tienne, on est allés faire un tour à notre magasin préféré, le Canadien fatigué, nous avons sorti nos outils, nous avons usé d’ingéniosité et ta-dam, il n’y a plus de tiroirs qui ouvrent d’intempestive façon!



Refermons la parenthèse et revenons à notre histoire… En traversant Québec donc, en route pour Trois-Rivières où nous avons visité le frérot Gabriel et sa douce moitié Claire, nous avons fait connaissance avec un des systèmes électroniques du Mott que nous n’avions pas encore découvert. “Caca fais-là toi! J’aurais aimé entendre parler de toi avant…”
Plus précisément, en descendant l’une des côtes d’un des nombreux échangeurs pour sortir de Québec, en pleine heure de pointe, l’ordinateur de bord et la transmission se sont pris de connivence pour rétrograder le véhicule et faire passer la révolution du moteur à près de 4 000 tours/ minute, alors que sa vitesse normale de rotation est aux environs de 1500 rpm. Imaginez la décélération soudaine, le hurlement de ce moteur V8 de 6 litres et la surprise-panique des deux passagers. Après avoir remis son cœur dans sa chemise, Pé jette la transmission au neutre dans le plus gros du tournant de la bretelle et on se place sur l’accotement en profitant d’un moment quasi miraculeux sans personne autour de nous. Le moteur se calme et on enfile entre les voitures pour reprendre la courbe et sortir de l’échangeur. Cinq, dix secondes tout au plus se sont écoulées dans tout ce vacarme. De looonnngues secondes...

Une fois les émotions passées, on s’est mis tous les deux à ruminer en silence… notre voyage risque-t-il d’être à l’eau ? (Avec les orages qu’il y avait autour on ne pouvait qu’envisager le pire.)
L’un pense : “On pourra jamais continuer avec une transmission qui fait des crises de folie pareile”. L’autre angoisse : “Va falloir trouver un garage, pis ça presse”. Les deux persistent et signent : “Ça va être l’enfer!”
Pourtant, tout semble bien aller. Aucune lumière suspecte sur le tableau de bord. Tout semble normal. Le moteur tourne bien et les vitesses passent d’une à l’autre sans aucune défaillance. Ouate de phoque!?! Qu’est-ce qui s’est passé?! On le découvrira que le lendemain… on vous laisse donc sur votre appétit jusqu’au prochain article. En attendant, on va se coucher après avoir dit bonne nuit à Gabriel et Claire, sans électricité les pauvres à cause de ces fichus orages, qui semblent aussi avoir laissé des traces sur le plancher du Mott.
En tout cas Poutine, elle, semble encore une fois n’avoir rien vu de cela…




Allo Brie et Pe,
Je vous souhaite bonne route,que les mauvaises surprises soit derrière vous.
À la prochaine
Dorothy xxx
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Bonne route, petits cachotiers nous ne savions pas que le Mott vous avait fait peur….
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Comme de bons romanciers, nous aimons garder le suspense!
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